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OpenStreetMap : une Mapping Party à Mont de Marsan

Traductions de l'article :


- Atelier durant la semaine

- Mapping party le samedi et le dimanche sur la ville

Fondé en 2004 par Steve Coast, le projet OpenStreetMap est né d’une idée simple : "Étant donné que mon GPS a la capacité d’enregistrer ma position à intervalles réguliers, il me suffit donc de me promener avec et de relier ensuite les points relevés afin de tracer les routes que j’ai empruntées !".

Motivé à l’idée de créer des données géographiques libres alors qu’il n’en existait pour ainsi dire pas, Steve Coast s’est donc appliqué à mettre son idée en pratique en prenant comme exemple le mouvement du logiciel libre.

Des gens se sont rapidement intéressés au projet et ont commencé à cartographier leur ville à l’aide de leur GPS. Des outils ont été développés afin de faciliter l’édition des données et leur mise en commun. Et dans l’esprit du logiciel libre, ces données sont librement utilisables par tous et le projet largement ouvert aux contributeurs.

Ne représentant à la base qu’une poignée d’OSMers, comme se surnomment eux-même les contributeurs, OpenStreetMap c’est aujourd’hui près de 40000 participants dans le monde entier et une base de données qui ne cesse de grossir.

À titre d’exemple, les données françaises ont doublé de volume au cours des cinq derniers mois. Ces derniers temps, le projet en France a réellement pris de l’ampleur puisque la communauté française est passée de 300 à 700 contributeurs dans les deux derniers mois et l’activité générale du projet a augmenté d’environ 40% depuis le début de l’année.

Conséquence de cette montée en puissance : la ville de Dijon par exemple a récemment été achevée et certaines autres grandes villes comme Lyon ou Rennes devraient être complétées durant l’été.

"Complétées" dans le sens où l’on pourra enfin produire des cartes véritablement utilisables pour la navigation dans ces villes. Certaines ont d’ailleurs bénéficié de l’effet des "mapping parties", rassemblements d’OSMers visant à cartographier une zone définie d’une ville (ou même une ville entière si le nombre de participants est adéquat à la taille de la ville).

Ces évènements sont également l’occasion de se rencontrer, d’échanger entre contributeurs et bien sûr de faire connaître le projet au grand public. Ce type de rassemblement est devenu assez courant en Grande-Bretagne où le projet a vu le jour, mais les Français ont bien l’intention de se rattraper cette année. En effet, le calendrier est déjà bien chargé puisqu’une mapping party a déjà eu lieu à Caen en Mai et d’autres sont prévues à Rennes, Lyon et Nancy en Juin ainsi qu’à Mont-de-Marsan en Juillet à l’occasion des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre. Sans compter toutes celles qui viendront inévitablement s’ajouter au planning au fur et à mesure que l’été avance.

L’année 2008 marque un changement d’allure pour OpenStreetMap au niveau français : le projet prend son rythme de croisière. Il va être intéressant d’assister à la naissance de nouvelles applications issues de ces données libres qui iront rejoindre les plans de ville écologiques (points de recyclage, magasins bio, marchés, etc), les cartes dédiées aux cyclistes ou les cartes spécialement conçues pour pouvoir être utilisées avec les GPS de la marque Garmin en lieu et place des cartes commerciales.

Les diverses rencontres avec le public auront aussi toute leur importance, et seront l’occasion de mettre en avant les avantages d’une cartographie libre pour les utilisateurs finals ainsi que de voir quel est l’intérêt généré par le projet. Et peut-être ainsi entraîner de nouveaux contributeurs dans son sillon...